[HAPPY TRIP ] Couleurs d'Afrique du Sud

[HAPPY TRIP ] Couleurs d'Afrique du Sud

13-04-2017

Pour nous suivre :

Après un super break familial, ça fait vraiment du bien de revoir tout le monde. On a même réussi à reprendre avec nous un peu d’ambiance calédonienne sur le chemin de Paris en croisant Jean-Pierre, Julie et Thomas sur Lyon. Super soirée au Mama Shelter et un petit sushi le lendemain avant que nos chemins se séparent à nouveau…:-(

On se retrouve à l’aéroport à attendre notre gros avion (A380) en jouant à la PS4, Space Invaders, Donkey Kong…Souvenirs, Souvenirs  10 heures après, nous voilà sur un nouveau continent alors que nous avons passé tellement de temps à découvrir une partie de l’Amérique centrale et du sud l’année dernière…ça passe si vite…

Cela fait juste un peu plus d’ une semaine que nous sommes arrivés en Afrique du Sud et je me demande si j’ai déjà ressenti une telle claque !

Les clichés, les préjugés conditionnés par tellement de documentaires, films… sont si fréquents sur cet endroit qu’il est difficile de ne pas en être les « victimes ».

Johannesburg est vraiment LA ville noire d’Afrique du Sud et le centre-ville peut « faire peur » tant en tant que blanc on peut se sentir seul…C’est surtout qu’on n’est pas habitué en Europe et c’est bien la première fois qu’après m’être senti immigré en Nouvelle-Calédonie, je ressens ce que cela peut-être d’être un noir en France et voir des endroits remplis uniquement de blancs. C’est clair que le sentiment d’appartenance indispensable à l’être humain peut soudainement faire défaut. Comment ne pas réaliser que tant de souffrance infligée aux noirs dans ce pays (heureusement « libérés » par Mandela) puisse aboutir à une autre souffrance celle-ci « volontairement » ou délibérément choisie par la population qui laisse aux pouvoir les héritiers de Mandela mais qui à priori n’ont pas les mêmes vertus notamment de probité ! La corruption est encore à tous les étages. On parle ici (tout comme c’était le cas lorsque nous étions en Amérique Centrale et du Sud) de sommes considérables (des millions d’Euros) détournés. Les histoire d’emploi fictifs de François Fillon, quoiqu’intenable désormais en France (vu le nombre de chômeurs), peuvent paraître bien dérisoires à côté de comportements qui ruinent un pays : 30% de la population est au chômage (50% chez les jeunes de 15 à 25 ans), le taux de criminalité est énorme même s’il semblerait que depuis peu, les villes du pays (et notamment Johannesburg) soient sorti des 50 villes les plus dangereuses du monde.

Mais surtout, c’est l’extrême pauvreté qui frappe en centre-ville avec la saleté dans les rues…la gestion des ordures ? Le tout, jouxté par une extrême richesse à quelques rues et des bars hyper-branchés avec des blacks hyper stylés. Les blancs ont fui le centre-ville (et le pays à la fin de l’Apartheid en 1991 et l’élection de Nelson Mandela en 94) pour se réfugier dans la banlieue et notamment le quartier de Melville où nous étions basés pendant quelques jours à notre arrivée (au nord du Centre-ville). C’est un bon « sas » pour apprécier progressivement le pays.

Nous en avons donc profité pour découvrir les quartiers du centre-ville de Joburg en vélo : une super balade (quoique surréaliste) dans l’Est du centre (Maboneng) où l’on ne mettrait jamais les pieds tout seul. Curiocity Backapers, en outre de son auberge de jeunesse revisitée (moderne, branchée et confortable) propose des tours à thème et notamment celui-ci en vélo. Nous étions tous les 4 avec un couple d’allemands qui vit à Joburg depuis quelques mois et cherche à se faire muter sur Cape Town…On se demande pourquoi ? 

Nous avons pris également un cours de graffitis avec Werner, un artiste local très sympa qui nous a fait peindre « The Big Trip » sur un mur non loin du quartier de Melville…Quoique super cher le cours pour la famille (200 Euros les 2 heures!!), on a vraiment apprécié et surtout Hugo a pu échanger et apprendre de nouvelles techniques de graffitis.

Nous sommes rentrés à pied et Hugo était encore tout excité d’avoir graffé ici en Afrique du Sud alors que nous n’avions pas réussi à Valparaiso (alors que nous venions d’acheter les bombes) et conserve le souvenir de Melbourne où une rue entière en plein centre-ville est dédiée « au graff en libre-service ! » 

Après avoir écumé les meilleurs resto du quartier et vraiment apprécié le Mipichi Hotel où nous étions (en fait, une maison coloniale rénovée à dispo, vraiment top notamment pour finir les devoirs des enfants), nous voilà partis avec Wild Safaris et notre guide « Hoppy » pour le Parc National du Kruger à environ 5 heures de route de là !



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